Mreya

Mreya est un duo introspectif du danseur ivoirien Jean – Paul Mehansio et du musician Abderraouf Ouertani. Entre corps et musique, Jean Paul Mehansio danseur et chorégraphe d’origine ivoirienne ondule et évolue sur la musique du luth et la voix du compositeur musicien tunisien Abderraouf Ouertani. Dans ce duo, Mreya la musique arabe jouée par ce dernier permet au danseur de se mirer dans les yeux du public à travers un corps hybride qui passe du calme à la transe et au questionnement. Des souvenirs de départs, de passages et de pauses remontent à la surface. Qu’en sera t’il ?
Il questionne la construction de son identité à travers le regard d’Abderraouf, du luth et du public, la sensation d’appartenir ou d’être différent, d’être accepté ou rejeté, de se sentir soi-même ou se sentir autre, sont des sensations contrastées qui l’anime de l’intérieur. Mreya, c’est “deux luth, c’est deux homes”, un habillé simplement et l’autre vêtu d’une grande cape, qui par un jeu de voilement et dévoilement de son corps et son visage engage un dialogue entre lui et son public. Il montre deux facettes de lui, introvertie et extravertie. Il se cache et se montre, se déploie et se replie, à travers des mouvements linéaires, des trajectoires circulaires mais aussi des gestes compacts, sur soi.
La création musicale du joueur de Oud est confié à un jeune compositeur-musicien virtuose Abdéraouf Ouertani, il crée une atmosphère qui permet à Jean Paul de passer d’un état du paraître à un état plus intime. Ces actions contrastées sont poussées à leur limite, jusqu’à créer une tension palpable sur le plateau. Comme si une fosse intérieure se creuse en lui, le corps de l’interprète se divise. Ses membres sont étirés, puis rétrécis.
Cet entre deux le conduit à des mouvements schizophréniques, ils s’entrechoquent pour créer une danse à la fois douce, exaltée et bestiale. Que restera-t-il de lui quand il se sentira regardé, dévisagé par les regards multiples ? Comment négociera t-il cette remise en question incessante de lui ? Mreya livre le cheminement intérieur intime de celui qui a choisi de migrer vers des cultures éloignées de la sienne Mreya est une quête, un questionnement, une rencontre et un partage voire une thérapie.

GNEAN / MIROIR

Gnéan / Miroir est un solo introspectif du danseur ivoirien Jean – Paul Mehansio, il questionne la construction de son identité à travers le regard de l’autre. Vivant entre la Côte d’Ivoire, la France et l’Egypte, découvrant par son parcours des pays tels que la Norvège, le Pôle Nord, le Sénégal, l’Autriche, l’Italie, l’Angleterre, l’Allemagne, la Belgique, le Maroc, la Tunisie, le Liban, la Hongrie, la Hollande, la Grèce, la Pologne, le Bé- nin, la Mauritanie, le Mali, le Ghana et la Colombie – la sensation d’appartenir ou d’être différent, d’être accepté ou  rejeté, de se sentir soi-même ou se sentir autre, sont des sensations contrastées qui l’anime de l’intérieur. Gnéan / Miroir, c’est un homme seul, habillé d’une grande cape, qui par un jeu de voilement et dévoilement de son corps et son visage engage un dialogue entre lui et son public. Il montre deux facettes de lui, introvertie et extravertie. Il se cache et se montre, se déploie et se replie,  à travers des mouvements linéaires, des trajectoires circulaires mais aussi des gestes compacts, sur soi.

Journal d’un mûrier

Journal d’un mûrier
Une creation de Nadine Abou Zaki
Chorégraphe et danseur Jean-Paul Mehansio

Les arbres ont-ils une conscience ? Communiquent-ils entre eux ? Peuvent-ils entendre, voir, sentir et ressentir ? Est-ce que les arbres ont une mémoire ? Et comment sont-ils connectés aux êtres humains ? Ressentent-ils du plaisir lorsque nous les touchons ou bien une grande souffrance lorsque nous les maltraitons ? Quelle est la responsabilité des humains envers les arbres ? Comment penser une nouvelle relation avec la Nature à notre époque du tout digital ? Comment préserver la Nature pour les générations prochaines, comment la sauvegarder afin que nos enfants puissent maintenir une relation d’empathie et de respect ?
Inspiré par les ravages de la guerre civile au Liban et par la philosophie orientale, cette performance s’organise autour d’un mûrier qui communique avec son environnement proche : d’autres arbres, des vaches, des chauves-souris, des insectes, mais aussi avec la terre, le vent, tous les éléments de la Nature. Aux humains, Il révèlera aussi ses secrets, il chuchotera ses joies comme ses craintes. Témoin de la vie quotidienne des hommes, ce mûrier, par ses récits, par sa présence, nous connectera profondément à leur destin.
La performance s’inscrit dans le cadre de la guerre du Liban afin de dénoncer l’universalité de la violence des hommes dans l’Histoire, et notamment des crimes de guerre. Par la danse, le récit poétique et la musique, le narrateur-mûrier aborde ces questions actuelles dans leur dimension philosophique.
Ce journal intime de l’arbre sera rendu possible par une performance de danse vivante. Par les corps, la Nature et l’Art s’entrelacent, unis, dans une dimension d’énergie et d’inspiration.
Le texte pour cette performance est inspiré d’une histoire vraie.

Journal d’un mûrier
Un texte Nadine Abou Zaki
Chorégraphie Jean-Paul Mehansio
Mise en scène Jean Paul Mehansio et Nadine Abou Zaki
Danseur interprète : Jean Paul Mehansio
Actrice et danseuse : Dana Mikhail
Bande sonore : Sharif Sehnaoui et Tony Elieh
Scénographie et lumière : Alaa Minawi
Langage arabe
Dates : 14-15-16 septembre 2017 – Al Madina Theater Beyrouth – Liban

Je, toi et nous

Duo Jean Paul Mehansio et Mounir Saeed avec la collaboration d’Olivier Dubois.
Mai 2014
Production : Nassim el Raqs #4
Coproduction : Institut Français d’Egypte à Alexandrie, Ballet du Nord / Centre
Chorégraphique National de Roubaix
Photo crédit : Yasmine Hussein

Dans le cadre du programme annule de danse « Nessim El-Raqs », organisé par le Centre Rezodanse en Egypte. Le projet est conçu comme une balade poétique et chorégraphique à travers Alexandrie, au cours de laquelle des artistes égyptiens et internationaux s’approprient des lieux emblématiques à travers la ville pour les transformer en espaces de représentation artistique le temps de l’événement. Ce programme existe et circule depuis 2007.

https://rezodanseegypte.com/about-international- projects/silsileh-dance- group/

Kaydara

KAYDARA
Conte dansé de Jean Paul Mehansio – 2010
Chorégraphie, mise en scène et danseur interprète : Mehansio Jean-Paul
Griot : Bomou Mamadou
Chargée de production : Véronique Rieffel

Kaydara est un conte dansé adressé à tout public, qui raconte le voyage initiatique de trois compagnons, Hammadi, Hamtoudo et Dembourou à travers un pays souterrain parsemé de rencontres symboliques et mystérieuses, vers la
demeure du « lointain et bien proche Kaydara » dieu de l’or et de la connaissance. Sur le chemin du retour, seul Hammadi sortira victorieux de toutes les épreuves. Il est celui qui, assoiffé de connaissance, aura su ne rien garder de l’or reçu dans la demeure du dieu. Devenu roi sans l’avoir cherché, il recevra plus tard en suprême récompense, la visite de Kaydara lui-même et la révélation des secrets de tous les symboles rencontrés. A travers ce conte à fonction sociologique, éducative, ludique et initiatique, le duo artistique s’approprie l’espace scénique et transporte le public dans un monde africain par le biais du relais de narration entre la musique, la parole et la chorégraphie. Kaydara véhicule un message de sagesse en rappelant que la quête du savoir permet davantage à l’homme de s’élever que l’acquisition des richesses matérielles.